Comptage en action de chasse : validation de la méthode

Comptage en action de chasse : validation de la méthode

Cette étude consistait à tester la validité du comptage en action de chasse. Cette méthode de suivi de la faune sauvage plus simple et moins coûteuse que d’autres méthodes plus classiques a été présentée dans le flash Actualités de Juillet. Pour ce faire, on a comparé ce nouveau protocole à un protocole de référence, le comptage en « line transect »(échantillonnage par transects en ligne). Après validation, le comptage en action de chasse permettra le suivi des populations de grande faune dans les zones de chasse et l’obtention d’informations capitales pour la gestion de la faune.

L'étude a été réalisée dans le cadre du projet intitulé « Conservation de la grande faune emblématique des Zones Cynégétiques Villageoises (ZCV) du nord de la République Centrafricaine », sous l’égide de l’Association pour la Protection de la Faune de Centrafrique (APFC) et de la Fondation Internationale pour la Gestion de la Faune (Fondation IGF), sur un financement du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), et sous la tutelle du Ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, chargé de l’Environnement (MEFCPE). Cette action s’insère dans un ensemble d’initiatives visant à favoriser la conservation de la faune sauvage dans le nord centrafricain en mettant à la disposition des intervenants locaux – opérateurs cynégétiques et populations locales – des outils et des compétences nécessaires à la réalisation d’un suivi écologique et pragmatique ? capable de produire des données utiles à une gestion cynégétique durable.

Au cours de cette étude effectuée dans les zones de chasse de NGoumbiri et Bangoran, 1 750 km (290 transects) ont été parcourus en comptage en « line transect » et 1 798 km (197 transects) en comptage en action de chasse. 302 observations ont été effectuées en comptage en « line transect » et 176 observations en comptage en action de chasse. Les résultats montrent que les densités fauniques estimées sont significativement plus élevées avec le comptage en « line transect » qu’avec le comptage en action de chasse. Ces différences peuvent être dues à plusieurs facteurs qui peuvent influer sur le nombre d’observations lors du comptage en action de chasse : vitesse des véhicules supérieure, dérangement plus important et échantillonnage biaisé.

Malgré ses limites et les différences de densité estimées entre les deux types de comptage, la méthode du comptage en action de chasse reste très intéressante. Elle est en effet simple et peu coûteuse et permet aux guides d’effectuer eux-mêmes les comptages pendant leur activité cynégétique. Par ailleurs, les différences de densité entre les deux méthodes ne constituent pas vraiment un problème puisque le signe des différences est toujours le même quelque soit l’espèce (de grande ou petite taille) et la zone de chasse considérée : les densités sont inférieures avec le comptage en action de chasse. De plus, la valeur absolue de la densité d’une population ne représente pas la valeur la plus utile pour suivre et gérer une population animale. Il est en effet plus intéressant de regarder l’évolution d’un indice au cours du temps afin d’adapter les modes de gestion de la faune et les prélèvements par la chasse aux fluctuations constatées.

Le comptage en action de chasse est donc tout à fait approprié pour obtenir des indices d’abondance et des densités permettant de suivre des populations animales en fonction du temps, ou de les comparer entre différentes zones.

 
 

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