Comptage en action de chasse : suivi de la grande faune dans les zones de chasse de la République Centrafricaine

Comptage en action de chasse : suivi de la grande faune dans les zones de chasse de la République Centrafricaine

Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un ensemble d’initiatives visant à conserver la grande faune de la République Centrafricaine et assurer sa valorisation durable par le tourisme de chasse. Le projet, dans lequel s’inscrit cette étude, est intitulé « Conservation de la grande faune emblématique des Zones Cynégétiques Villageoises (ZCV) du Nord de la République Centrafricaine ». Ce projet, placé sous l’égide de l’Association pour la Protection de la Faune de Centrafrique (APFC) et de la Fondation Internationale pour la Gestion de la Faune (Fondation IGF), est subventionné par le Fonds Français de l’Environnement Mondial (FFEM). A la suite de deux missions effectuées par l’IGF en 2005 et 2006, c’est la méthode du comptage en action de chasse(dérivée de l’échantillonnage par transects en ligne, le « line transect ») qui a été choisie comme méthode de suivi de la faune sur le terrain.

Au cours de cette mission, 5 zones de chasse du Nord de la République Centrafricaine ont été visitées entre le 2 février et le 19 avril, soit en saison sèche. Un total de 5 076 km a été parcouru en comptage en action de chasse. 784 observations des espèces animales retenues ont été effectuées pour un total de 2 233 individus.

Trois méthodes différentes ont été utilisées pour l’analyse des données issues des comptages en action de chasse. La méthode du « line transect », à l’aide du logiciel Distance, a tout d'abord été appliquée afin d’évaluer les densités de populations animales. Cependant, celle-ci s’est avérée peu fiable pour traiter les données collectées, notamment en raison du faible nombre d’observations d’animaux et du nombre conséquent de pistes parcourues sans effectuer d’observation. En revanche, cette méthode permet de déterminer une largeur de bande efficace de détection (« Effective Strip Width », ESW) qui peut s’avérer utile si l’on a recours à d’autres méthodes d’analyse.

Un autre outil permettant de suivre les tendances évolutives de populations animales : l’indice kilométrique, a ensuite été envisagé en distinguant indice kilométrique d’abondance (IKA = nombre d’individus / nombre de kilomètres parcourus) et de rencontre (IKR= nombre d’observations / nombre de kilomètres parcourus). Les sources de variabilité de cet indicateur telles que l’heure d’échantillonnage, le choix des pistes à parcourir ou encore le moment de la saison où sont collectées les données, ont alors été analysées. L’étude de ces différents facteurs a permis de déterminer des conditions favorables à l’application de cet outil et les échelles temporelles et spatiales à utiliser.

Enfin, une troisième méthode a été employée pour analyser les données récoltées lors des comptages en action de chasse : la méthode du « strip transect » (échantillonnage par transects en bande) qui permet d’estimer des densités en s’affranchissant du choix d’un modèle de probabilité de détection contrairement à la méthode du « line transect ». Pour les calculs, la largeur de bande efficace de détection (ESW), obtenue à partir du logiciel Distance, a été utilisée comme largeur de bande d’échantillonnage.

Les résultats obtenus par espèce sont détaillés pour les trois méthodes d’analyse (« line transect », indice kilométrique et « strip transect »), ce qui permet de s’intéresser à la taille moyenne des groupes ou aux fréquences d’observation en fonction de la zone d’étude.

L’ensemble de ces méthodes permet d’établir des recommandations sur le protocole à utiliser en fonction du nombre d’observations effectuées par espèce mais aussi de la distribution géographique de ces observations. L’outil de mesure à utiliser peut être choisi en fonction des critères de la base de données obtenue. Ainsi, le « line transect » sera utile pour des espèces avec un fort taux d’observation et une répartition géographique homogène ; le « strip transect » peut être appliqué indépendamment de la distribution des observations ; l’indice kilométrique (d’abondance ou de rencontre) permet de traiter le cas des espèces que l’on rencontre peu fréquemment ; et enfin l’indice kilométrique de traces est adapté aux espèces pour lesquelles les observations visuelles sont rares.

 
 

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