Amélioration de la gestion des aires protégées au Mozambique

Amélioration de la gestion des aires protégées au Mozambique

Sur demande et sur financement de la FAO, la Fondation IGF contribue à la réforme en profondeur de la gestion des aires de conservation au Mozambique.

Quel enjeu ?

En Afrique, la gestion classique des aires protégées et de la faune sauvage par l’administration montre chaque jour ses limites. Centralisation excessive, attribution de moyens financiers, humains et matériels insuffisants, faibles réactivité et flexibilité, manque d’esprit d’entreprise, absence de partenariat avec les collectivités locales, la société civile et le secteur privé, comptent parmi les raisons évoquées pour expliquer la faible efficience de ce système hérité de la colonisation.

Face à ce constat, de nombreux pays d’Afrique et d’autres régions du Monde, ont confié la gestion de leurs aires protégées à des structures para-publiques.

Conscient de l’imperfection de son mode actuel de gestion des aires de conservation, le Mozambique a entamé une réforme de fond de ce secteur et a sollicité la FAO pour l’aider à évaluer les avantages et les inconvénients d’une gestion para-publique des aires de conservation. Il a par ailleurs demandé l’appui de divers bailleurs de fonds pour l’appuyer sur les autres volets stratégique et financier.

Quel role pour la fondation IGF ?

La FAO a confié cette étude sur les avantages et désavantages de la gestion des aires de conservation du Mozambique par une entité para-publique à la Fondation IGF en novembre 2006.

L’étude s’est déroulée du 20/11/2006 au 28/02/2007. Une première mission de collecte de données a eu lieu à Maputo du 27 novembre 2006 au 08 décembre 2006 ; une deuxième mission destinée à réaliser un atelier de présentation des conclusions de l’étude s’est déroulée du 12 au 20 février 2007. Le rapport définitif en portugais et son résumé sont parus en mai 2007. Une version anglaise du résumé est disponible depuis novembre 2007.

La Fondation a présenté une nouvelle fois les conclusions de l’étude à l’occasion de la conférence internationale sur le financement durable des aires conservation du Mozambique qui s’est tenue à Maputo les 21 et 22 novembre 2007.

Les résultats

L’étude réalisée par la Fondation IGF a mis en évidence un certain nombre de faiblesses et de carences, analysé des exemples de gestion para-publiques existant en Afrique et dans le Monde et a formulé une trentaine de recommandations parmi lesquelles :

  • la création d’une agence para-publique pour la gestion des aires de conservation;
  • l’harmonisation des textes législatifs sur la conservation des ressources naturelles, ou mieux la formulation d’un texte spécifique sur les aires protégées;
  • la simplification de la gestion de la chasse;
  • la révision des attributions des différents départements ministériels impliqués dans la gestion des ressources naturelles en général et de la faune en particulier.

L’étude a mis à la disposition des autorités mozambicaines un document contribuant à la réflexion sur la réforme en profondeur de la gestion des aires de conservation en cours au Mozambique. Il faut souligner que cette étude a été pionnière, dans la mesure où elle a été réalisée en amont de l’ensemble de la réflexion et avant les autres études portant sur les autres aspects de la gestion des aires de conservation : Politique et stratégie de conservation, financement durable.

Le document produit est considéré comme un document de référence comme le montrent les éléments suivants :

  • Sept des recommandations formulées dans le document de la Fondation ont été reprises parmi les recommandations finales de la conférence internationale sur le financement durable des aires conservation du Mozambique (dont la création d’une agence para-publique pour la gestion des aires de conservation);
  • Une semaine après cette conférence, les recommandations formulées dans l’étude de la Fondation ont été examinées par le Ministre de tutelle des aires de conservation (MITUR);
  • l'étude est explicitement citée parmi les trois documents de référence importants par l’étude de faisabilité de la création d’un Conservation Trust Fund au Mozambique réalisée par le WWF;
  • Les principales conclusions de l’étude ont été reprises par les études ultérieures sur la politique de conservation et le financement durable des aires protégées.

La faisabilité et la pertinence d’une agence mise en évidence par l’étude de la Fondation ont été intégrées au plan national par les services techniques (Direction Nationale des Aires de Conservation, DNAC) et par le Ministère du Tourisme (MITUR) ainsi que par la communauté des bailleurs de fonds impliqués dans le secteur environnemental au Mozambique (AFD, KfW, Banque Mondiale) et les grandes ONG internationales de conservation (UICN, WWF).

La création d’une Agence de gestion des aires de conservation au Mozambique semble imminente. Elle est d’ailleurs présentée comme un préalable indispensable dans l’étude de faisabilité du Trust Fund.

La Fondation IGF a utilement contribué à la réforme de la gestion des aires de conservation au Mozambique. Son expertise dans ce domaine est reconnue au plan national et, à ce titre, la Fondation continue à être associée à la réflexion en cours. Ce positionnement stratégique et ses connaissances en matière institutionnelle lui permettent de mener ses autres projets au Mozambique de façon optimale.

 
 

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